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  • Corinne LEPAGE

Après son aggiornamento écologique, nous demandons des actes à Emmanuel Macron 

Par Corinne Lepage et François-Michel Lambert



Le 24 avril prochain la France se choisira un avenir. Au-delà de notre pays, c’est un fait que l’avenir du monde, de notre capacité à garder une planète vivable dépendra du vote au 2eme tour de la présidentielle française.

 

Femmes et hommes politiques reconnus pour leur engagement sur les enjeux écologiques, certains ayant gouverné, participé au Grenelle de l’Environnement de 2007, aux accords de Paris de 2015, à la loi Transition Énergétique pour une Croissance Verte, aux premiers pas du ministre Nicolas Hulot jusqu’au clash de son départ en août 2018, nous avons assumé de porter dans les débats de cette législature finissante, une vision qui ne soit ni technocratique ni discriminatoire de la transformation écologique à laquelle nous sommes attachés.

 

Nous nous réclamons de l’écologie des territoires, une écologie qui doit permettre son appropriation naturelle par nos concitoyens dans toutes leur diversité, leurs cultures, les réalités locales, physiques et sociales, qui sont leur quotidien. Nous nous opposons à une écologie écrite en ministère issue d’arbitrage technocratique et de tableur Excel, ne tenant pas compte du vivant et de la vivacité de notre France aux multiples nuances locales.

Nous estimons que les enjeux écologiques planétaires : changement climatique, effondrement de la biodiversité, raréfaction de ressources, pollutions chimique et plastique, doivent trouver des réponses qui se comprennent là où elles auront à s’appliquer.


La France, nation leader dans le monde pour ses engagements en matière écologique, doit poursuivre, et plus encore renforcer son volontarisme pour entraîner l’Europe et le reste du monde à agir à la hauteur des enjeux.


Nous regrettons que sous la Présidence d’Emmanuel Macron, nos objectifs nationaux n’aient pas été atteints. La France a le pire résultat européen en matière de production d’énergies renouvelables, l’isolation énergétique des bâtiments a pris du retard, la transition vers l’économie circulaire stagne en une simple gestion des déchets, les mobilités nouvelles restent toujours au second plan.


Mais nous ne pouvons ignorer que le projet de Marine Le Pen est celui d’un retour dans un passé fantasmé où finalement tout serait possible, l’individualité étant la pierre angulaire de sa politique, renvoyant les engagements internationaux et moraux de la France dans les oubliettes trumpiennes.

Le Pen, c’est l’anti-démocrate , l’anti-écologiste. Barrage à Le Pen !


C’est avec exigence, vigilance et responsabilité que nous appelons à voter Emmanuel Macron ce 24 avril.


Critiques quant à sa vision de l’écologie telle qu’elle nous a été donnée depuis 5 ans, appendice de l’ultra-libéralisme, nous avons cependant entendu le plaidoyer écologique d’Emmanuel Macron à Marseille.


Nous savons que la transformation écologique pour maintenir la France dans l’engagement crucial de protection de notre planète, pour nous, nos enfants, pour les citoyens de la Terre, exige d’agir ensemble.


Nous nous engageons à poursuivre sans faiblir notre d’ambition pour l’avenir de nos enfants, pour que la France soit moteur face à l’urgence, par une approche d’écologie des territoires, celle qui respecte nos concitoyens où qu’ils soient, comme ils sont, loin des cabinets conseils technocratiques et des salons feutrés ministériels. Nous voulons ancrer la transformation écologique dans la réalité des diversités de notre pays. Au-delà de notre vote du 24 avril rempart au chaos lepéniste, nous attendons d’Emmanuel Macron la mise en œuvre de son aggiornamento écologique.



Corinne Lepage, ancienne ministre

François-Michel Lambert, député



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